Réellement mythique

27 04 2008

Je reviens ici à ma passion pour le chant lyrique en présentant ici cette vidéo rare de Cesare Siepi, une des plus belles voix de basso cantante du XXème siècle. Son élégance (notamment dans la diction), sa voix chaude et sensuelle et surtout la totale absence d’effort apparent le rendent à mes yeux inégalés. Il est surtout connu pour ses rôles mozartiens (Don Giovanni, Figaro) et verdiens (Sparafucile, Philippe II…) mais ne s’est pas limité à eux. Lisez la suite de cette entrée »




La parade de la Saint-Patrick

17 03 2008

Parce qu’une bonne vidéo illustre bien mieux qu’un long discours… d’autant plus que je n’y étais pas. Hier je me suis contentée de croiser quelques personnes dans les rues et les couloirs du métro dont les vêtements vert trèfle irlandais démontraient qu’elles en revenaient. La fête est célébrée dans toute l’Amérique du Nord, mais c’est sans doute à New-York et les grandes villes du Nord-Est américain qu’elle prend le plus d’ampleur.

BO de l’instant : Danny Boy (pour rester dans l’ambiance irish).




Portraits musicaux mozartiens: Don Alfonso ou le désenchantement de la maturité

6 03 2008

Et voici le dernier article de ma petite trilogie sur le triple personnage commun à trois chefs-d’œuvre mozartiens. Promis, après cela je passe à autre chose qui ne sera pas du registre de l’opéra… à moins que me vienne une autre idée. Bon, d’accord, elle attendra, il y a tellement à dire sur l’hiver à Montréal, la loi 101 que certains veulent renforcer, les accommodements raisonnables, les grèves à l’UQÀM… sujets qui, pour la plupart, ne m’intéressent pas particulièrement en eux-mêmes mais dont on entend fatalement parler à force de vivre ici. J’y reviendrai, mais pour le moment je m’égare, donc je vais revenir au sujet principal.
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Une voix ensorcelante

26 02 2008

Celle de Philippe Jaroussky, contre-ténor français, merveilleux dans le répertoire du baroque italien (ici, Händel, l’air d’Almirena «Lascia ch’io pianga» de son opéra Rinaldo). Comme Andreas Scholl, il s’agit d’un contre-ténor et non d’un chanteur de haute-contre. Son registre de poitrine, comme il l’explique lui-même, est celui d’un baryton, mais il chante en voix de tête ou en voix mixte pour atteindre une tessiture comparable à celle d’une chanteuse mezzo-soprano. Certains doivent utiliser la technique du falsetto (ou fausset) pour obtenir des résultats similaires. Une haute-contre, par contre, est un ténor léger qui atteint en tant que tel des registres plus élevés que les autres ténors, proches des contraltos féminins. Lisez la suite de cette entrée »




Vous pensez être le pire chanteur de tous les temps ?

25 02 2008

Si vous faîtes mieux que Florence Foster Jenkins, la cantatrice auteur de ce massacre musical, vous ne l’êtes pas. Lisez la suite de cette entrée »




Portraits musicaux mozartiens: Don Giovanni ou l’autre face du Naturmensch

23 02 2008

Je continue ici mon triptyque entamé avec Chérubin. Que ceux qui trouvent mes articles barbants se rassurent, il y en aura beaucoup - si j’ai le temps, en tout cas - qui ne porteront pas sur l’opéra.

Le Don Giovanni de Mozart et Da Ponte - je le nomme ainsi plutôt que la traditionnelle forme française Don Juan justement pour le distinguer des autres modèles et ne plus avoir à préciser à chaque fois «de Mozart» - est le digne successeur de Chérubin car contrairement à d’autres figures littéraires du même personnage, il n’est pas dans le calcul lorsqu’il séduit. Lisez la suite de cette entrée »




Cantando «Per la gloria d’adorarvi»

21 02 2008

Raffaele, questa è per te. Spero che potrai vederla così. Ma non resterà qui molto tempo. Per dire la verità, non mi piace questa video. Si vede ch’io sono molto nervosa. Credetemi, quando ho una lezione posso cantare meglio di questo.




Portraits musicaux mozartiens: Chérubin ou l’aube de la séduction

19 02 2008

J’ai bien l’intention d’utiliser mon blogue pour parler de sujets qui m’intéressent et me tiennent à coeur, même si j’avais un lectorat peu intéressé - ou une absence de lectorat. Et la musique me tient à cœur, Mozart entre autres et ses opéras. Donc vous êtes prévenus, non-amateurs d’opéra s’abstenir. J’ai choisi de m’intéresser à trois personnages en particuliers - Chérubin, Don Giovanni et Don Alfonso - car pour moi d’une certaine façon ils ne font qu’un : c’est le même personnage qu’on retrouve dans les trois œuvres issues de la collaboration entre Mozart et Da Ponte à des âges différents, en quelque sorte. Cette idée n’est pas neuve ou originale puisque Kierkegaard l’a déjà abordée dans son ouvrage philosophique Ou bien… ou bien centré sur la figure de Don Juan (le Don Giovanni de Mozart) mais évoquant, je crois, ses avatars dans Les Noces et Così (non, je ne l’ai pas lu, peut-être le ferai-je prochainement) mais j’avais aussi envie d’y mettre mon grain de sel et éventuellement quelque contribution personnelle. Cela me paraît l’endroit idéal pour le faire, c’est purement gratuit, pas de professeur d’université auquel j’aurais à rendre des comptes et qui me noterait. Lisez la suite de cette entrée »