FL n’a évidemment rien à voir avec la Floride mais signifie Fürstentum Liechtenstein, principauté du Liechtenstein. C’est à deux heures à peu près de chez nous grâce à l’autoroute qui traverse les Grisons du sud-ouest au nord-est. Cet État minuscule fait tampon entre le canton suisse de Saint-Gall à l’ouest et le Land autrichien du Vorarlberg à l’est. Il a beaucoup en commun avec la Suisse: la monnaie, les supermarchés (Migros, Coop, etc.), les frontières sont surveillées par les gardes-frontières suisses mais il émet ses propres timbres (souvent vendus comme souvenirs) et ses propres plaques minéralogiques.
Le Liechtenstein compte plusieurs communes telles que Balzers, Nendeln et Schaan mais le gouvernement siège à Vaduz, plus exactement le prince dans son château qui, malheureusement, à ma connaissance, ne se visite pas – d’autant plus que nous étions arrivés plutôt tard.
J’ai été un petit peu déçue par le centre-ville de Vaduz car en-dehors de son extraordinaire propreté typique de la mentalité des gens du coin (Saint-Gallois et Autrichiens) – j’ai vu à un coin de rue un policier qui regardait, je suppose que jeter par terre le moindre petit papier ou mégot de cigarette conduit directement en prison dans cet État – il n’a rien de bien typique. En réalité je crois que nous avons manqué quelques belles choses telles que la pinacothèque ou le musée du timbre. Mais nous aurons l’occasion d’y retourner.
On trouve surtout des cafés, des restaurants, des banques, des boutiques qui vendent les fleurons de l’industrie suisse à des prix fous. Bref, un endroit idéal pour installer le siège social de son entreprise et mettre à l’abri ses économies si on considère que les Cantons font déjà payer trop d’impôts, je ne veux pas imaginer le prix de l’immobilier cependant.
On trouve quelques beaux spécimens de l’architecture néoclassique alémanique. À cause du manque de temps nous n’avons pas pu savoir ce qu’était cet édifice. Nous pensions qu’il s’agissait de la mairie mais un autre bâtiment portait la mension Rathaus un peu plus loin. Quelqu’un pourrait-il m’éclairer?
Nous avons poussé l’exploration jusqu’à Feldkirch, en Autriche, mais comme il était tard nous sommes revenus peu de temps après avoir passé la frontière. Nous avons pu constater que les accords de Schengen, censés être appliqués depuis décembre 2008, ne le sont que selon l’humeur des douaniers (suisses).
- Gruezi… (suit un discours en dialecte local que je n’ai absolument pas compris, évidemment il a vu que nous sommes immatriculés GR, et que dans les Grisons on parle aussi l’italien ne doit pas lui être connu).
- Bitte? (moi qui n’avais rien compris).
- Reisepass bitte (il parlait l’allemand avec un accent autrichien très fort).
Et là il a tiré une histoire parce que le passeport provisoire de mon mari était périmé. J’ai essayé d’expliquer dans mon Hochdeutsch poussiéreux qu’on nous avait expliqué que le passeport était encore valable dix ans en Suisse après péremption.
“Falsch!” a-t-il répondu. Puis il est rentré dans le bureau de la douane et, je suppose, a tapé le numéro du passeport de mon mari dans leur ordinateur pour vérifier que c’était bien lui. Puis il nous a laissé partir en avertissant mon mari qu’il devrait refaire ses documents s’il ne veut pas risquer de ne plus pouvoir rentrer dans son pays (mavaaciapatalaindalcüzüchindamerda)! C’est là où on voit tout de suite les limites du multilinguisme en Suisse, et le fait que bien des Suisses alémaniques ne considèrent pas leurs compatriotes d’une autre langue comme des Suisses. Fin de notre après-midi de tourisme, et à part une déviation et la présence de nombreux camions aux abords du San Bernardino le voyage du retour s’est passé sans encombre.





Le billet ne donne pas très envie de visiter ce pays. Les gens ont l’air rudes.
Ce n’est jamais que ma vision des choses après n’y être allée qu’une fois, mais c’est vrai que je ne trouve pas les gens de ce coin très amicaux.