Je reviens ici à ma passion pour le chant lyrique en présentant ici cette vidéo rare de Cesare Siepi, une des plus belles voix de basso cantante du XXème siècle. Son élégance (notamment dans la diction), sa voix chaude et sensuelle et surtout la totale absence d’effort apparent le rendent à mes yeux inégalés. Il est surtout connu pour ses rôles mozartiens (Don Giovanni, Figaro) et verdiens (Sparafucile, Philippe II…) mais ne s’est pas limité à eux.
Il a commencé à Schio, largement autodidacte, mais à partir des années 1950 il a surtout fait carrière au Metropolitan de New York, à la Scala de Milan, à Vienne et au Festival de Salzbourg. Sa carrière s’est poursuivie jusque dans les années 1980, époque à laquelle il s’est disputé avec la direction du Metropolitan. Si on regarde cette vidéo de 1978 pour comparer avec l’autre, on peut constater qu’il n’avait pas perdu ses formidables qualités vocales. Il a définitivement arrêté en 1994 et vit à présent à Atlanta avec sa famille.
Les années 50 et 60 étaient une grande époque pour le chant lyrique. Les plus grands enregistrements d’opéras ont eu lieu à cette époque. Je ne sais pas si cela est dû à un enseignement qui s’est perdu ou à autre chose, mais il semble que la technique vocale ait connu un déclin. En tout cas rares sont les chanteurs de nos jours qui peuvent se comparer à Cesare Siepi, Léopold Simoneau ou Elisabeth Schwarzkopf même s’il y en a de bons. J’espère que les décennies futures produiront de nouveaux mythes dans le domaine de l’interprétation opératique.
BO de l’instant : celle des vidéos.
Tu mets la barre haute mais je partage ton avis! Ce chanteur fait preuve d’une grande aisance, d’une diction parfaite et possède une voix chaude et sensuelle. Ton jugement me semble excellent malgré mon incompétence personnelle.
Grandissimo cantante dotato di una voce splendida,ha una grande estensione ho sentito che riesce a scendere fino al do ultra grave è un grande.Possiede una voce molto calda e non ingola assolutamente quando si produce in note alte come il fa o il sol al limite dell’estensione acuta baritonale.
Come hai detto tu possiede anche un buon fraseggio e un buona dizione,per i ruoli Mozartiani è perfetto,perchè pur avendo una notevole potenza vocale riesce anche a donare dolcezza.Hai fatto benissimo ad inserire questo video come sai anche io adoro le nozze di figaro il recitativo e l’aria’aprite un po’ quegli occhi’è bellissima.
Spero un giorno di interpretare questo ruolo condividendo con te mio dolce tesoro il ruolo di Susanna , che sara’ bellissimo…………………
Comunque hai pienamente ragione gli anni ‘50 e ‘60 per l’opera furono splendidi erano tempi d’oro per chi fa il nostro mestiere,una fucina di talenti incredibile,oggi è vero tutto questo si è molto inaridito,ma magari chi lo sa che noi due non possiamo in futuro essere delle nuove speranze per la lirica tesoro………………………
Je réalise que j’ai oublié de dire ce qu’il chantait (Raffaele a évidemment reconnu) : «Aprite un po’ quegl’occhi», récitatif et air de Figaro (acte IV dans Les noces de Figaro), un de ses rôles signatures et une des meilleures interprétations de cette aria.
Siepi est également connu pour sa grande présence scénique digne d’un acteur hollywoodien. Il vit vraiment ses rôles et dégage ici une dose d’ironie cinglante qui va parfaitement avec le contexte de l’air (Figaro se croit victime d’une tromperie de Susanna et part dans une tirade amère contre l’inconstance des femmes).
Verissimo tesoro ha una grande presenza scenica e recita veramente molto bene alla stregua di un attore.Una professionalita’ ed una bravura cosi’ oggi manca incredibilmente,gente come Tito Gobbi,Ghiaurov,Taddei,Dieskau,Tozzi,erano veramente dei personaggi mitici e coraggiosi,non avevano paura di rischiare di mettersi in gioco,appena usciti dalla seconda guerra mondiale,(basti pensare che Taddei fini in un campo di concentramento tedesco),hanno avuto la forza di continuare di credere in quello che facevano,di amare con tutta la loro forza la musica ed il canto lirico.
Secondo me tutto questo è una grande lezione di vita,ci deve dare coraggio ed insegnare che nulla è veramente perso,che se si vuole si puo’,che nella vita se si desidera veramente una cosa la si puo’fare.Oggi certe persone non sanno e non vogliono apprezzare le cose della vita non vogliono lottare per i loro ideali.
questo è triste secondo me infinitamente triste.
Oggi secondo me la cosa che si vuole negare in questa societa’ è l’amore è il desiderio,ci vogliono come macchine senza sentimenti dobbiamo accettare tutto e non ribellarci ma non è sempre cosi mio tesoro,io ho incontrato te che sei il mio tesoro,condividi le mie stesse passioni e mi capisci,mi ami,questo è importante,vedrai che tutto andra’ bene, tutto sara’ bellissimo l’amore e la musica ci unisce in un legame indissolubile,la musica e l’amore sono le cosa piu’ belle del mondo,fanno parte dei sentimenti fanno parte della nostra anima sono un linguaggio universale che tutti capiscono e comprendono,il linguaggio di Dio del bene della dedizione della speranza.
Questo secondo me amore mio questo importante,il resto si fara’ si risolvera’il mondo ci aspetta,e sara’ contento di accoglierci,dobbiamo credere ed essere fedeli ai nostri sogni ed alle nostre speranze……………………………………………………………………….
Salut,
je suivais avec frénésie tes pérépéties pour l’audition à l’UdM… sans indiscrétion et sans vouloir mal faire… pas de nouvelles de ton coté… je suis quleque peu curieuse car je souhaitais moi-même appliquer à l’UdM l’année prochaine mais en interprétation jazz (chant). Je vouslais voir mes probabilités car ma situation ressemble une peu à la tienne comme cheminement.
Splendide ! Du coup, je me suis un peu documenté …
Autodidacte, Cesare Siepi a fait ses débuts en 1941 dans la ville de Schio (prés de Venise), en Sparafucile de “Rigoletto”. La seconde guerre mondiale l’oblige à interrompre sa carrière, car antifasciste, il est obligé de se réfugier en Suisse en 1943.
Il continuera néanmoins à travailler sa voix dans sa ville d’exil de Lugano (clin d’oeil à Raffaele).
Dés 1945 il reprend ses activités avec un Zaccaria de “Nabucco” à la Fenice de Venise, rôle qu’il reprend l’année suivante à la Scala. Il sera engagé dans la troupe de l’illustre théâtre Milanais jusqu’en 1958, participant même à une visite de celle-ci à Covent Garden en 1950. Parmi ses prises de rôles marquantes sur cette période, on notera en 1947 “L’Oro” de Pizzetti, le rôle titre de “Mefistofele” de Boito, et Simon Mago dans “Nerone” du même compositeur. Il se produira encore à la Scala comme invité, notamment en 1978 dans Fiesco de “Simon Boccanegra”. Il sera également en 1947 Enrico VIII dans “Anna Bolena” de Donizetti au Liceo de Barcelone, theâtre qu’il retrouvera en 1982 en Basilio. Mais le grand tournant de sa carrière a lieu à l’automne 1950, quand Rudolf Bing lui offre l’ouverture de la saison du Metropolitan Opera, dans un mythique Philippe II (une anecdote qui illustre bien que la chance est nécessaire dans une carrière lyrique, car c’est à Boris Christoff qu’aurait du revenir cet engagement, mais ce dernier n’a pu mettre les pieds aux Etats-Unis avant 1956, victime du MacCarthysme). Jusqu’en 1974, il se produira 450 fois dans le grand theâtre New Yorkais, y interprétant 18 rôles différents, dont Don Giovanni, Figaro dans “Le nozze di Figaro”, Basilio, le rôle titre de “Mefistofele”, Padre Guardiano dans “La forza del destino”, Zaccaria dans “Nabucco”, Ramfis dans “Aida”, Fiesco dans “Simon Boccanegra”, Oroveso dans “Norma”, Boris Godunov, Colline dans “La Bohème” et Alvise dans “La Gioconda” de Ponchielli. Sa dernière prise de rôle au Met fut en 1970, Gurnemanz dans “Parsifal”, chanté en allemand. Hors de ces deux mythiques theâtres, il aura chanté en 1954 à San Francisco Opera (”La forza del destino”),puis en Espagne, en Autriche, en Amérique du Sud et en Suisse. En 1953-54 puis 1956, il participe au festival de Salzbourg en Don Giovanni. Il s’y produit aussi au concert, et en 1958 en Philippe II. Aprés sa tournée de 1950, il retrouvera égalment le Covent Garden en 1962 et 1973, pour Don Giovanni, Philippe II et Boris Godunov. En 1959, c’est le festival de Verone, en Mephisto du “Faust” de Gounod, puis en 1980 Ramfis dans “Aida”. A partir de 1980, on le retrouvera à San Francisco (Don Giovanni en 1981, Basilio en 1982), à Ravenne (Philippe II en 1983, Fiesco en 1984), à Macerata (Philippe II en 1983), à Florence (Lothario dans “Mignon” d’A.Thomas en 1983). En 1984 il interprète Rodolfo dans “La Sonnambula” à Seattle, en 1985 “I Lombardi” à Parme, Philippe II en 1985 au Long Beach Opera, et en 1986 au San Carlo de Naples. Il fera ses adieux à la scène en 1994 en Oroveso de “Norma”.
Bien que classé basse noble (il prendra officiellement la succession de Pinza et Pasero pour les rôles de cette catégorie), il possède pourtant un timbre d’une grande profondeur, et atteint sans difficultés les Do1 (écouter pour s’en convaincre ses enregistrements dans Marcel des “Huguenots”, Baldassare de “La favorita”, ou Seneca de “L’incoronazione di Poppea”).
Je viens juste de m’apercevoir que tu avais déjà documenté “la vie et l’oeuvre” de l’artiste, donc je n’avais pas vraiment besoin d’en rajouter.
M’apprendra à aller trop vite !
una leggenda
À Sabo : j’ai été admise à l’UdM, mais pas en interprétation chant, en musique générale avec orientation chant, donc je vais avoir des cours de chant, mais pas encore les cours plus élaborés. Je préparerai l’audition pour chercher de nouveau à entrer en interprétation chant, mais en interne, avec les conseils du ou de la prof de chant. J’espère que tu réussiras.
À Slow Philou : pas grave, tu as rajouté d’autres éléments intéressants.
A Raffaele : una leggenda, è la parola giusta.
Verissimo una leggenda comunque vedrai tesoro che la tua audizione per l’udm andra benissimo ne sono sicuro un bacione……………
Bonjour,
Auriez-vous les paroles de ce magnifique chant ? Je suis tombé sous le charme de cette voix et désormais j’aimerai m’exercer à la chanter même si je ne suis qu’un débutant et que je suis conscient que je ne choisis pas le plus facile.
En vous remerciant d’avance,
Charles
Évidemment, tout dépend de votre type de voix: cette pièce est l’apanage des barytons, baryton-basses ou basses chantantes avec une bonne extension. Mais si vous estimez pouvoir le faire, voici les paroles (récitatif et air):
FIGARO – récitatif
Tutto è disposto: l’ora
dovrebbe esser vicina; io sento gente.
È dessa… non è alcun… buia è la notte…
ed io comincio omai,
a fare il scimunito
mestiero di marito.
Ingrata! Nel momento
della mia cerimonia
ei godeva leggendo, e nel vederlo
io rideva di me, senza saperlo.
Oh Susanna, Susanna,
quanta pena mi costi,
con quell’ingenua faccia…
con quegli occhi innocenti…
chi creduto l’avria?
Ah, che il fidarsi a donna è ognor follia.
Air
Aprite un po’ quegl’occhi,
uomini incauti e sciocchi,
guardate queste femmine,
guardate cosa son!
Queste chiamate Dee
dagli ingannati sensi
a cui tributa incensi
la debole ragion,
son streghe che incantano
per farci penar,
sirene che cantano
per farci affogar,
civette che allettano
per trarci le piume,
comete che brillano
per toglierci il lume;
son rose spinose,
son volpi vezzose,
son orse benigne,
colombe maligne,
maestre d’inganni,
amiche d’affanni
che fingono, mentono,
amore non senton,
non senton pietà,
no, no, no, no!
Il resto nol dico,
già ognun lo sa!
Merci, je vous en suis infiniment reconnaissant ! Oui ma voix couvre aisément l’ensemble de ce chant mais évidemment, je n’arriverais pas à la cheville de ce monsieur. Cependant, je ne manquerais pas de m’exercer avec passion. Merci encore et bonne continuation à vous !
Cordialement,
Charles.