J’ai fait allusion, dans mon dernier article, à certains sujets dont on entend beaucoup parler au Québec, et attendant que je puisse m’étendre sur les délices de l’hiver à Montréal, photos à l’appui, je vais parler de la fameuse polémique autour de la loi 101 qui agite les politiques québécois et les associations de défense linguistique (francophones et anglophones).
De quoi s’agit-il, au juste ?
Officiellement, il s’agit de la Charte de la langue française, mais on n’en entend parler que sous le nom de loi 101. C’est la loi-cadre qui a été votée le 26 août 1977 par le gouvernement de René Lévesque et qui consacre le français comme unique langue officielle au Québec. C’est la raison pour laquelle, en-dehors des bureaux d’agences fédérales ou des étiquettes des produits dans les centres d’achat, tout est écrit au Québec en français et UNIQUEMENT en français. Enfin, du moins, dans la plupart des endroits car beaucoup de commerçants ont recours au bilinguisme à Montréal d’une façon ou d’une autre. Il faut noter, tout de même, que si cette loi a eu pour effet de privilégier l’usage du français dans tout le secteur public et l’administration, dans le secteur privé cependant le français a connu un recul au Québec dans les années 1990.
Quelle polémique ?
Elle concerne surtout les allophones, les immigrants qui arrivent et s’installent au Québec dont la langue maternelle n’est ni le français, ni l’anglais. On pourrait penser que leur choix logique, en arrivant, serait d’apprendre le français pour bien s’intégrer dans leur nouveau pays d’accueil. Or, ce n’est pas toujours le cas. Un certain nombre d’immigrants considèrent avant tout le Québec comme une province du Canada malgré ses spécificités, et par conséquent misent sur l’anglais. Ils ont théoriquement l’obligation de scolariser leurs enfants dans des établissements francophones (au primaire et secondaire tout au moins, j’ignore si c’est également valable pour le cégep) mais trouvent souvent des façons de contourner ou de ne pas respecter cette obligation, ce qui fait reculer la place du français à Montréal surtout (là où la plupart des immigrants s’installent). C’est pourquoi des associations de défense linguistiques militent pour le renforcement de la loi 101.
D’un autre côté, la minorité anglophone du Québec (à Montréal ce serait notamment les habitants de Westmount) n’a pas le même point de vue, et la leader du PQ elle-même affirme que les Québécois devraient davantage miser sur le bilinguisme. Contrairement à leur réputation, en effet, les Québécois, pour beaucoup, ne maîtrisent pas du tout l’anglais qu’ils sont censés apprendre dès le primaire pendant leur scolarité – pour l’apprendre vraiment, à l’âge du cégep (17 ou 18 ans) certains s’inscrivent dans des institutions anglophones. Du coup, dans le monde du travail ils se retrouvent avec un handicap de taille car on demeure en Amérique du Nord, francophonie ou pas, et la langue internationale des affaires reste l’anglais. Mais cette lutte pour le français est enracinée dans la mémoire collective des Québécois, et pour certaines générations notamment, il leur est impossible de considérer la question sans émotion.
J’ai moi-même croisé des militants en faveur du renforcement de la loi 101 dans les couloirs de la station de métro Berri-UQÀM qui m’ont invitée à signer. Je leur ai fait remarquer que je n’étais pas québécoise – c’était évident de toute manière – et que je ne savais pas si je devais prendre parti dans une telle question, mais ils m’ont répondu à juste titre que j’étais francophone, donc concernée. Ce n’était pas faux alors je leur ai fait plaisir, j’ai signé. Cependant, en tant que voyageuse et bilingue français/anglais, je mesure l’importance de parler correctement au moins une autre langue en plus de la sienne.
BO de l’instant : Yves Duteil – La langue de chez nous.
Ici ca parle japonais, point. Quand on trouve quelqu’un qui baragouine un peu d’anglais, il a souvent un accent local bien marque, qui rend ses propos difficiles a comprendre si on n’est pas habitue.
Sinon plutot que le francais, qui va disparaitre de toute facon (comme le japonais
), je miserai plutot sur la langue de l’avenir : le chinois
!
L’anglais et le chinois, les 2 langues de l’avenir… on ne peut s’empêcher de penser à la série Firefly ! Sinon, tu t’y mets quand, au chinois ?
Je n’ai jamais entendu parler de la série Firefly… Ca parle de quoi ?
.
Pour le chinois…mmm j’y pense. Mais pour l’instant j’ai un peu trop de boulot pour ça
Une des très rares séries de SF qui vale quelque chose… À cause du contexte, le chinois est pas mal utilisé Pour en savoir plus, tu peux aller ici.
Oui, c’est logique, pour le boulot. Tu verras bien dans quelques années.
Si vous avez à coeur la langue de Molière, pouvez-vous faire circuler dans votre milieu!
Merci à l’avance!
CENTRE-VILLE DE MONTREAL
====================================
Une anglicisation fulgurante en photos et vidéos
Déjà un demi-millier d’infractions possibles à la loi 101!
http://www.imperatif-francais.org/bienvenu/articles/2008/montreal-anglais.html